Décollage immédiat pour les lycées Jean Rostand, Émile Littré et Edmont Doucet

En novembre, l’Ardes a réalisé ses premières interventions à Rostand et Littré (voir l’article de décembre dernier « C’est reparti pour l’ESS dans les lycées et centres d’apprentissage ! » ).

À Rostand, nous sommes intervenus auprès des deux classes pour leur présenter l’ESS. Nous avons un schéma d’introduction qui est utilisé dans chaque établissement :

– le débat mouvant : il s’agit de proposer aux élèves de se positionner pour ou contre une affirmation. Chaque groupe a ensuite à argumenter sur son positionnement. Les affirmations proposées sont les suivantes : « Consommer, ça rend forcément heureux », « Nos actes de consommation peuvent changer le monde » et « Le monde est très bien comme il est ». Les élèves sont toujours très réactifs à cette animation et leurs arguments, quel que soit leur positionnement, sont toujours pertinents. Elle permet de constater collectivement que des évolutions de notre économie sont peut-être à envisager.

L’une des deux classes ayant déjà participé l’année dernière au dispositif de sensibilisation à l’ESS, nous sommes plutôt revenus sur ce qui les avait marqués (écriture de chansons sur l’engagement citoyen. Ils ont aussi participé à un débat mouvant autour de l’affirmation « Pour qu’un projet fonctionne, il faut forcément un chef » et se sont globalement accordés sur l’intérêt d’envisager des formes de décision collégiale dans l’entreprise.

– les modalités de prise de décision dans une entreprise : il s’agit de montrer aux élèves qu’en fonction de l’endroit où l’on se place dans l’entreprise, on peut prendre des décisions totalement différentes. Les élèves ont ainsi à identifier quels types de décisions peuvent être prises par des actionnaires extérieurs à l’entreprise et par des actionnaires salariés de l’entreprise (modèle des SCOP). Cette animation a ainsi pour vocation de montrer qu’il existe différentes façons d’envisager l’organisation des entreprises.

– du coup, c’est quoi l’ESS ? après les deux premiers temps d’introduction, les élèves sont capables de dessiner les contours de ce qu’est l’ESS. Pour les guider, nous leur proposons de définir quel type de ressources financières sont mobilisées par ces structures, quelles sont les valeurs qu’elles défendent, dans quels secteurs d’activités on les retrouve et à quels statuts cela correspond.

Cette séance d’introduction très interactive dure environ 1 h 30. Avec chaque groupe, nous avons ensuite décrypté les thématiques de vidéo qui leur sont proposées (pas simples !). Les 24 et 25 novembre, les élèves sont partis en voyage dans les Hauts de France et le 19 janvier, ils ont rencontré des initiatives à Louvigny (les Zécobatisseurs et un collectif d’accueil d’une famille de migrants) et à Colombelles (Territoire Zéro Chômeurs Longue Durée et le WIP). Depuis début décembre, l’ensemble des travaux de groupe a donc démarré et les élèves présenteront leurs vidéos ou exposés au mois de mars.

 

À Littré (Avranches), nous avons rencontré les élèves porteurs du projet de méthanisation à deux reprises. Après un temps rapide d’introduction à l’ESS, il s’agit d’accompagner les élèves dans l’écriture des statuts de leur association. Quelles missions se donne l’association ? Comment prendre les décisions collectivement ? Qui peut adhérer ? À quel prix ? Pourquoi associer ou ne pas associer des entreprises au projet ? Telles sont les questions qui sont débattues avec le groupe et leur permettent de s’approprier les principes associatifs.

Voici pour exemple l’article 2 (objet de l’association) :

« L’association Projet M’iBiogaS a pour intention de proposer :
– un projet d’échanges et d’entraide à la réalisation d’une unité de méthanisation domestique.
– le regroupement des jeunes engagés dans divers champs de création, de suivi et de réalisation du projet et des suites à donner pour sa réalisation et son amélioration.
– des démarches de consolidation du projet, de mise en chantier de moyens à établir pour faire connaître le projet dans le cadre du développement durable (communication, utilisation d’outils, développement des prototypes …).
Dans une logique de développement durable, elle participe à la diffusion des créations et des brevets qui pourront naître des travaux expérimentaux de réalisation du projet.
Plus globalement, l’association a pour vocation de sensibiliser les publics à utiliser leur déchets biodégradables pour les valoriser en gaz et en fertilisant (concept de méthanisation, recyclage, réappropriation des savoirs). »

L’assemblée générale de l’association a eu lieu le mardi 6 décembre. Outre la création officielle de l’association, elle a permis de concevoir des groupes de travail : modèle économique de la structure/développement bactériologique/développement technologique/communication. Les élèves sont donc prêts à entrer dans le vif du sujet !

 

À Doucet (Équeurdreville), nous avons pu introduire l’ESS auprès des élèves de 1ère en Gestion-Administration. Ils ont aussi rencontré une des bénévoles de l’association Sharebourg. Chaque groupe d’élève a été affecté à une mission :

– réaliser un catalogue de recettes à bas coût, ainsi qu’une collecte alimentaire, pour l’association Épi Étu, épicerie sociale pour les étudiants de l’IUT de Cherbourg-en-Cotentin
– mettre en place une action de sensibilisation à la récupération et la réutilisation de vêtements, en lien avec l’association Sharebourg
– organiser une journée indienne pour sensibiliser les élèves aux problématiques telles que la faim, la santé ou la scolarisation en lien avec l’association Les galopins de Calcutta
– réaliser une campagne d’information sur le bénévolat avec l’association France-Bénévolat

L’Ardes a commencé à appuyer chaque groupe projet en précisant l’organisation des missions, les tâches à réaliser et en anticipant les difficultés potentielles. La prochaine rencontre aura lieu fin janvier.

 

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