Auteur/autrice : ardes

Assemblée Générale Ordinaire ARDES – 2019

Le samedi 28 septembre 2019 lors de la Rencontre des Initiatives Citoyennes Solidaires, se tiendra l’Assemblée Générale Ordinaire de l’ARDES, à la Centrifugeuz 6 rue Molière, 14000 Caen.

Vous êtes tous conviés à cette assemblée.
Seront présentés : le rapport moral, le rapport financier et le rapport d’activité 2018. Suite à cela nous élirons les membres du Conseil d’Administration.

Il est toujours possible d’adhérer à l’ARDES pour l’année 2019 en remplissant ce bulletin d’adhésion.
Si vous ne pouvez pas être présent-e mais souhaitez prendre part aux délibérations, il vous suffit de donner votre pouvoir.

Affiche et programme de la journée Rencontre des Initiatives Citoyennes Solidaires à télécharger ici.

La Maison des solidarités présente à Place aux Assos

Rendez-vous le samedi 31 août de 10h à 19h

La Maison des Solidarités est située au 51 quai de Juillet à Caen. Elle réunie 30 à 40 structures de l’économie solidaire et héberge les bureaux de l’ARDEAR, l’ARDES, l’ARPE, Artifaille, l’ASTI, CARDEAR, le Citim, CTRC, la Confédération Paysanne et ADEAR 14, Normandie Equitable Terres de liens Normandie.


Afin de découvrir ces initiatives ou d’en savoir plus sur la Maison des Solidarités, nous serons présents à l’événement « Place aux assos » organisé par la ville de Caen le samedi 31 août de 10h à 19h. Retrouvez nous au parasol 117 !

Plus de 250 associations présenteront leur activité durant toute la journée culture, vie citoyenne, loisirs, développement durable…

Départ et arrivée

Virginie LIONS quitte l’équipe salariée de l’ARDES et retourne vers ses terres d’origine dans le Sud. On lui souhaite plein de bonnes choses pour la suite !
Julie COURTET prend sa suite sur les missions de sensibilisation à l’économie sociale et solidaire auprès des jeunes, lycéens et apprentis et l’organisation d’Un Autre Marché à Caen et Rouen !

Du Bessin au Népal

L’association 𝗗𝘂 𝗕𝗲𝘀𝘀𝗶𝗻 𝗮𝘂 𝗡é𝗽𝗮𝗹 a été fondée par des habitants de la région du Bessin en Normandie suite à une relation de longue date avec les habitants d’un village des hautes montagnes du Mustang et dans le cadre du jumelage des villages de Tronquay et Dhye.⠀

Le projet de cette association solidaire peut se résumer en quatre objectifs principaux:⠀

  • 𝗦𝗼𝘂𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿 𝘂𝗻 𝘃𝗶𝗹𝗹𝗮𝗴𝗲 népalais qui risque de disparaître ;
  • 𝗖𝗼𝗻𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗲𝗿 𝗮 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁é 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 et la lutte contre les raisons de l’émigration ;⠀
  • 𝗥𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗲𝗿 l’implication des villageois de Dhye ;
  • 𝗖𝗼𝗻𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗲𝗿 à la 𝘃𝗶𝗲 𝗰𝘂𝗹𝘁𝘂𝗿𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲 en France.⠀

Pour en savoir plus : ⠀http://www.bessin-nepal.com/ ⠀

Entreprendre en Économie Sociale et Solidaire, ils sont jeunes et ils l’ont fait.

Chaque année, l’ARDES accompagne des jeunes de tous horizons dans la construction et la mise en œuvre de projets d’Économie Sociale et Solidaire.

Avec le soutien de la Région, du Rectorat et de la DRAAF, l’ARDES et la CRESS Normandie œuvrent à la sensibilisation des jeunes à l’ESS. Par le biais du dispositif « Entreprendre en ESS », c’est une dizaine d’établissements scolaires et de la formation professionnelle qui se lancent dans l’aventure solidaire. Les jeunes découvrent ainsi les grands principes qui font la force et la spécificité de l’ESS, pour ensuite se lancer dans une démarche entrepreneuriale de projet. Cela permet à plus de 300 jeunes de rencontrer les professionnels de l’ESS, ces acteurs qui se mobilisent pour développer leur territoire, et de devenir à leur tour acteurs du changement.

Cette année, l’ARDES a suivi 5 projets que nous vous proposons de découvrir.

AC-FOURNITURES – Lycée Guéhenno, Flers

La classe de seconde accueil du lycée Guéhenno s’est lancé dans une démarche de solidarité à destination de son établissement. Ce travail s’axe autour de la collecte, tri et distribution de fournitures scolaires. Les élèves ont ainsi pu travailler sur deux grandes thématiques parcourant l’ESS à savoir l’entre-aide et le développement durable. L’entre-aide d’une part car ce projet vise à créer un réseau de solidarité au sein même de l’établissement en faisant prendre conscience à chacun de l’existence d’inégalités. Et le Développement Durable d’autre part, dans la mesure où le travail de collecte organisé par les jeunes a permis une sensibilisation à la lutte contre le gaspillage et aux pratiques de recyclage.

Bar à parfum – Lycée Lépine, Caen

On a tous le droit de se sentir bien ! C’est ce présupposé qui a guidé l’action des élèves de Seconde Gestion & Administration du lycée Lépine. L’objectif du projet : proposer aux bénéficiaires de structures sociales un accès gratuit à un Bar à parfum. L’idée est de permettre à des personnes à faible revenu de pouvoir obtenir des biens tels que les parfums, généralement onéreux. Ce produit constitutif du monde de l’esthétique pourra permettre aux bénéficiaires d’améliorer leur image de soi. Il s’agit là d’une invitation à prendre le temps de travailler son image, loin d’une injonction à l’esthétique, l’idée est surtout de favoriser le fait de se sentir bien dans son corps et de se sentir fière de son image.

Journal de l’ESS en milieu rural – MFR La Ferté Macé

Les étudiants du BTS ACSE sont partis à la découverte des initiatives d’Économie Sociale et Solidaire en milieu rural. Entre coopératives de production, magasins solidaires de producteurs ou encore AMAP, les innovations sociales sont légions dans nos campagnes. Les jeunes se sont donc attaché à aller à leur rencontre, étudier leur mode de fonctionnement, la manière dont ces initiatives-là permettent de dynamiser et faire vivre les territoires ruraux. Cela leur a également permis de puiser l’inspiration pour leur future vie professionnelle. Ces jeunes seront tous amenés à travailler dans le monde agricole, et ce projet leur a permis de voir les perspectives d’amélioration du cadre de vie et de travail que propose l’ESS dans le secteur agricole.

Les mobilités douces – Lycée Claudel, Caen

Développer l’utilisation des mobilités douces, c’est à dire non ou peu polluantes, tel était l’objectif des élèves du lycée Claudel. L’idée part d’un constat : peu de personne viennent en lycée en vélo : est-ce dû à une faible conscience environnementale ou à l’absence d’infrastructures pour accueillir les vélos ? Les élèves ont alors mené l’enquête et ont décidé qu’il semblait crucial pour leurs camarades et leur établissement, d’organiser un grand temps de sensibilisation aux mobilités douces. Le concept et ses implications ne semblaient pas toujours bien comprises, et il était donc essentiel de le clarifier et de donner des pistes d’action quotidiennes pour repenser nos modes de transport. Après avoir visiter la Maison du Vélo, lieu emblématique caennais, les élèves ont compris comment la question de la mobilité est à la fois un enjeux social (chacun doit pouvoir se déplacer dans une optique d’inclusion social) et environnemental. Suite à une exposition d’une semaine où les jeunes ont proposé un tour guidé des différents panneaux explicatifs, le message semble avoir fait un beau bout de chemin au sein de l’établissement.

Trions et recyclons ! Lycée Galilée, Franqueville Saint Pierre

Prenant conscience des manquements en matière de tri et valorisation des déchets au sein de leur établissement, des élèves de seconde ont décidé de passer à l’action. Après avoir établi un diagnostic des lacunes sur l’organisation du tri, les jeunes ont soumis un panel exhaustif des pistes d’action simples mais aux effets concrets à la direction de l’établissement ainsi qu’à leur camarade par le biais d’une exposition visant à montrer les gestes simples du quotidien pour favoriser un tri des déchets efficaces. Les jeunes ont également proposé un partenariat avec la Scop Terra Léo pour améliorer le système de tri et offrir des pistes de valorisation par compost et méthanisation, plus durables.

Ces beaux projets ont eu l’occasion de se rencontrer et se découvrir mutuellement à l’occasion de la Restitution régionale qui a eu lieu à l’Université de Rouen le 21 mai dernier. Des reportages présentant les différents projets ont été diffusés, et les entrepreneurs solidaires ont eu l’occasion de monter sur scène pour restituer ce qu’ils avaient appris pendant cette année ainsi que ce que l’expérience leur avait apporté. Un beau moment de partage et de convivialité !

Les porteurs derrière le projet : Au Quai d’Harcourt mobilise autour du bio pour redynamiser son territoire

Et bien c’est parti ! Le café-épicerie associatif à Thury-Harcourt va voir le jour ! A l’origine, l’initiative d’une bande de copains de la commune de Thury-Harcourt, sensibles aux problématiques de l’alimentation du champ à l’assiette. Vanessa GAUMONT, porte-parole du collectif, y œuvre depuis des années. Il profite du garage de l’un deux et créent une AMAP constituée d’une maraîchère, d’un boulanger et de 9 adhérents. Avec le temps ils se structurent. Le collectif souhaite s’inscrire davantage dans des actions dans le domaine de la transition énergétique, économique, écologique, sociale, solidaire. Il souhaite développer des actions complémentaires afin de faciliter la transition en Suisse Normande. Ils fondent alors l’ARBRES, l’Association Réseau Bio Responsable Écologique et Solidaire, un élargissement de l’AMAP qui vise entre autre l’essaimage de leur initiative au sein du territoire.

L’AMAP grandit jusqu’à compter 20 producteurs bio locaux et plus de 100 adhérents. Le collectif évolue et les idées aussi… Témoins du désert territorial qu’est leur lieu de vie, ils échangent entre eux, avec leur premier cercle, consultent la littérature et leur projet émerge : en réponse à la demande de leurs adhérents pour « un modèle plus respectueux de la santé de leurs enfants », et aux contraintes liées à l’évolution de leur structure, ils imaginent un lieu qui permettrait de maintenir les services de l’AMAP tout en offrant des horaires plus larges. Un lieu où on pourrait se restaurer en profitant de produits bio locaux. Un espace de convivialité ou l’on pourrait se rencontrer. Un endroit générateur de lien social.

Conscient que ce type de structure fait appel à des synergies et des coopérations multiples, ils soumettent leur projet à la CRESS (Chambre Régionale de l’Économie Sociale et Solidaire) avec pour objectif de bénéficier d’un accompagnement. Vanessa fait partie du collège Solidaire Réseau AMAP Basse Normandie et côtoie Jean-Baptiste CAZIN, agent de développement de l’ARDES. D’échanges informels en démarches formalisées, la CRESS les oriente vers l’ARDES, et c’est Fanny MOLLET qui accompagne le collectif depuis lors.

Leur projet se structure, « on s’est compartimenté les tâches« . Ils identifient un lieu qui serait idéal : l’ancienne gare de Thury-Harcourt. Le local est exceptionnel, il est à proximité de la voie verte et de la base de kayak, il permet la création d’un jardin partagé, le site est privilégié, bref il offre l’opportunité d’unir les dimensions multiples de leur projet.

Accompagnée de l’ARDES, l’idéation fait place à l’approfondissement de l’étude territoriale, puis le choix du modèle économique. Ils créent une nouvelle association qu’ils nomment Quai d’Harcourt. Ils travaillent le budget annuel et leur plan de financement en partenariat avec France Active. Place à la levée de fonds.

Sur le territoire ils peuvent compter sur des alliés. Leurs adhérents et la communauté de commune les soutiennent, et les producteurs les sollicitent. Ils communiquent via leur site internet et les réseaux sociaux, l’office de tourisme…

En avril dernier ils organisent une réunion publique et annonce l’ouverture prochaine de leur Café-épicerie coopératif avec pour objectif de valoriser les producteurs du territoire et démocratiser l’agriculture biologique locale.

Vanessa dira que l’ARDES leur a offert un regard averti sur leur projet, une expertise des modèles économiques de l’économie sociale et solidaire. Fanny les accompagne tout en leur laissant suffisamment de marge pour concrétiser leurs propres rêves : « Elle nous prend par la main mais nous laisse nous planter s’il le faut ».

Leur café-épicerie sera ouvert en semaine et les week-end et Vanessa et son collectif vous y attendent.